ACTRICES : AZ · AGENCE · IMDB · WIKIPEDIA · ALLOCINE · FACEBOOK · AMAZON · CINEMA
|
- J'ai dû lui paraître une idiote totale ! - Mais non, pourquoi ? Tu as été très bien ! - J'ai rien dit ! - Mais que voulais-tu dire ?
Emmanuelle Chaulet : Blanche Sophie Renoir : Léa
L'ami de mon amie Réalisateur : Eric Rohmer
|
|
- Tu me regardes d'une façon que je n'ai pas méritée. - Et alors, mérite-la !
Richard Gere : Will Keane Winona Ryder : Charlotte Fielding
Un automne à New York Titre original : Autumn in New York Réalisation : Joan Chen Scénario : Allison Burnett
Dates de sortie :
|
|
"elle était de Gomorrhe (...) Mais la Gomorrhe moderne est un puzzle fait de morceaux qui viennent de là où on s'y attendait le moins. C'est ainsi que je vis une fois, à Rivebelle, un grand dîner dont je connaissais par hasard, au moins de nom, les dix invitées, aussi dissemblables que possible, parfaitement rejointes cependant, si bien que je ne vis jamais dîner si homogène bien que si composite. (...) hélas ! Gomorrhe était dispersé aux quatre coins du monde (...) Gomorrhe, dispersée, tend, dans chaque ville, dans chaque village, à rejoindre ses membres séparés, à reformer la cité biblique" (Proust, A la recherche du temps perdu : Albertine disparue, La Prisonnière (bis), Sodome et Gomorrhe)
Photo : Naomi Watts : Betty Elms / Diane Selwyn Laura Harring : Rita / Camilla Rhodes Mulholland Drive Un film de David Lynch |
|
- Il m'a violée, Maman, tu comprends ça ? - Où est le sucre ? - Il m'a violée pendant des années. T'entends pas ce que je te dis ? - Oui, oui, oui, oui, oui, je t'entends. - Ton mari, Maman ! - Oui oui, mon mari, oui. Tu me dégoûtes ! Ma chérie, tu me dégoûtes ! Vraiment, Papa lutte contre la mort à l'hôpital, et toi tu ne penses qu'à toi ! Toi et tes histoires de petite fille plein d'imagination. Est-ce que t'as jamais pensé à moi, Laura ? Tu me dégoûtes, avec toutes tes histoires.
Erika Sainte (la fille), Elle ne pleure pas, elle chante. Un film de Philippe de Pierpont |
|
"J'ai heurté ta sensibilité ? Pauvre chou ! Si c'est pour me faire la morale, c'est pas la peine, j'y comprends rien. T'as pas encore pigé, y'a rien d'aimable chez moi. Rien." Erika Sainte, Elle ne pleure pas, elle chante. Un film de Philippe de Pierpont
|
|
"Syberberg a trouvé une solution géniale, extraordinaire, mais il bénéficiait il est vrai du playback"
Alain Badiou, Journée Parsifal, Ecole Normale Supérieure
Photo : Karin Krick, la solution Syberberg pour l'incarnation de Parsifal
|
|
Pensées pour Florencia Cano Lanza, comédienne et photographe, décédée vendredi 18 janvier 2013 dans l'incendie de son appartement. Autoportrait.
|
|
A gauche : Vierge de Dirk Bouts (détail) A droite : Karin Krick (Parsifal, Syberberg)
Dans le film Parsifal de Hans-Jürgen Syberberg, le héros wagnérien se transforme en femme ressemblant à une Vierge de Dirk Bouts, suscitant l'admiration de Gilles Deleuze, Pascal Bonitzer, Alain Badiou, Denis Lévy, Olivier Père, Philippe Godefroid... ... et l'hostilité du critique du Monde de l'époque, Jacques Lonchampt, qui écrit : "Au moment du baiser, succède alors une jeune fille, visage de Jeanne d'Arc ou de vierge de Dirk Bouts, parfaitement immobile et indifférente à cette passion. La sauvage Kundry se tordant aux pieds de "la petite Parsifal", qui pourrait être sa fille, est un spectacle absurde. Plus grave encore, la nouvelle héroïne chante, très précisément, avec la voix... de ténor de son prédécesseur, ce qui s'avère rapidement intolérable. Une fille à la voix d'homme, c'est proprement une chimère, un monstre, et aucune théorie ne peut excuser une métamorphose aussi artificielle, dont le film risque de ne pas se remettre. Elle rend odieuse toute la fin de l'oeuvre, d'autant que la jolie Karin Krick est en même temps "le" Parsifal le plus fermé et glacé qu'on ait vu sur scène." (Le Monde, 20 mai 1982) - Nietzsche notait le côté "Vierge à l'Enfant" du Parsifal de Wagner : "Enfin, il y a un fait qui nous laisse rêveurs : Parsifal est le père de Lohengrin ! Comment donc s'y est-il pris ? Convient-il ici de se rappeler que "la chasteté fait des miracles" ?" (Le Cas Wagner) - Lire les avis positifs de Gilles Deleuze, Pascal Bonitzer, Alain Badiou, Denis Lévy, Olivier Père, Philippe Godefroid, Hans-Jürgen Syberberg : --> Parsifal femme ? Pour ou contre Karin Krick dans le film Parsifal de Hans-Jürgen Syberberg |
|
Karin Krick : Parsifal 2 - Voix : Reiner Goldberg Edith Clever : Kundry – Voix : Yvonne Minton Réalisation, Scénario, Production : Hans Jürgen Syberberg
François Girard, metteur en scène : "Il m'est arrivé de demander à certains musicologues : est-ce que Parsifal ne serait pas l'oeuvre la plus importante dans l'histoire de la musique ? La question mérite réflexion. On est devant une oeuvre non seulement majeure mais exceptionnelle dans l'histoire de la musique, singulière. Parsifal échappe à toute tentative de réduction ou de simplification."
François Girard met en scène une nouvelle production de Parsifal, 2012-2013 En coproduction avec l'Opéra de Lyon, le Metropolitan Opera de New York, et la Canadian Opera Company Egalement diffusée en salles de cinéma, le 2 mars 2013 : La Géode, MK2 Bibliothèque...
|
|
Louisa de Mornand, actrice. L'un des modèles du personnage de Rachel chez Proust
"Rachel jouait un rôle presque de simple figurante, dans la petite pièce. Mais vue ainsi, c'était une autre femme. Rachel avait un de ces visages que l'éloignement – et pas nécessairement celui de la salle à la scène, le monde n'étant pour cela qu'un plus grand théâtre – dessine et qui, vus de près, retombent en poussière. Placé à côté d'elle, on ne voyait qu'une nébuleuse, une voie lactée de taches de rousseur, de tout petits boutons, rien d'autre. À une distance convenable, tout cela cessait d'être visible et, des joues effacées, résorbées, se levait, comme un croissant de lune, un nez si fin, si pur, qu'on aurait souhaité être l'objet de l'attention de Rachel, la revoir autant qu'on voudrait, la posséder auprès de soi, si jamais on ne l'avait vue autrement et de près. Ce n'était pas mon cas, mais c'était celui de Saint-Loup quand il l'avait vue jouer la première fois. Alors, il s'était demandé comment l'approcher, comment la connaître, en lui s'était ouvert tout un domaine merveilleux – celui où elle vivait – d'où émanaient des radiations délicieuses, mais où il ne pourrait pénétrer. Il sortit du théâtre se disant qu'il serait fou de lui écrire, qu'elle ne lui répondrait pas, tout prêt à donner sa fortune et son nom pour la créature qui vivait en lui dans un monde tellement supérieur à ces réalités trop connues, un monde embelli par le désir et le rêve (...) Les portes d'or du monde des rêves s'étaient refermées sur Rachel avant que Saint-Loup l'eût vue sortir, de sorte que les taches de rousseur et les boutons eurent peu d'importance."
Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Le Côté de Guermantes
|